Courrier du 1 mars 1999 de Monsieur le Sénateur Aymeri de Montesquiou Sénateur du Gers (32)
Michèle Cotta et la désinformation dans son éditorial du 8 mars 1999 sur RTL
J'ai bien reçu votre message déposé sur mon adresse électronique.
Ce message appelle de ma part quelques observations.
Tout d'abord, je tiens à vous préciser que le Sénat a voté POUR l'égal
accès des hommes et des femmes aux responsabilités politiques. L'ensemble
du Sénat est favorable à cette idée, mais cela personne ne le dit et
surtout pas la presse, à la nuance près que nous proposons d'instaurer cet
égal accès à l'article 4 de la Constitution plutôt qu'à l'article 3.
Il s'agit d'une approche strictement juridique et non pas partisane. Il ne
s'agit pas de la position "ringarde et conservatrice" de la droite
sénatoriale, comme se plaît à répéter les médias à longueur d'articles.
J'en veux pour preuve que cette position a été défendue à la tribune de la
Haute Assemblée par le sénateur socialiste Robert BADINTER, éminent avocat,
ancien ministre de la Justice de François Mitterrand et ancien Président du
Conseil Constitutionnel. Je ne pense pas que l'on puisse soupçonner
Monsieur BADINTER de ringardise ni d'avoir une pensée conservatrice ...
Alors au lieu de matraquer médiatiquement, et systématiquement, les
sénateurs, il serait plus sage de se pencher davantage sur ce débat, de
l'approfondir et d'essayer de comprendre les différentes positions, toutes
respectables, sur ce sujet. Les positions de Gisèle HALIMI ou de Roselyne
BACHELOT paraissent quelques peu simplistes par rapport à la qualité du
travail qui est réalisé ici au Sénat sur ce thème de la parité.
Quant à montrer l'exemple et laisser sa place aux femmes, je ne peux que
regretter encore une fois ces propos simplistes. La compétence ne se
décrète pas. Une femme doit être sénatrice parcequ'elle est compétente et
non parcequ'elle est une femme. La compétence ne dépend malheureusement pas
du sexe. Seuls les électeurs sont juges de la compétence. Votre propos
souligne en outre votre méconnaissance du fonctionnement de nos
institutions : si je démissionnais aujourd'hui, ce serait automatiquement
le suivant sur la liste sur laquelle j'ai été élu, qui se trouve être un
homme, qui serait proclamé sénateur! Comme vous le voyez, les choses ne
sont pas aussi simples..(N.D.L.R voir observations)
Plus sérieusement, je pense qu'il est nécessaire de présenter davantage de
femmes aux différentes élections nationales. C'est aux partis politiques
qu'il revient d'organiser la présentation des candidats aux élections. Ce
sont donc eux qui sont aujourd'hui en mesure d'organiser une réelle égalité
entre hommes et femmes dans la distribution des responsabilités politiques.
C'est cela que le Sénat propose : inscrire dans la Constitution ce rôle
spécifique des partis. Et c'est dans l'intérêt des femmes que nous le
proposons.
Jean-Claude GAUDIN
NDLR Et si tous les hommes de liste démissionnent il y bien possibilité de laisser la place à une femme : c'est une question de volonté de la part du Sénateur qui constitue sa liste . Il n' y a donc pas besoin de légiférer.
Lundi 1er
mars 1999
Cher Monsieur,
Je vous remercie de vous adresser directement aux élus de la République.
Ainsi, nous pourrons vous donner notre opinion en toute simplicité et en
toute liberté.
La question de la "parité" est placée au coeur de l'actualité politique par
le Gouvernement.
Pour ma part, j'ai souhaité en premier lieu consulter individuellement
toutes les femmes Maires du département du Gers. La grande majorité d'entre
elles considère qu'une loi obligeant à mettre en place une véritable parité
n'était pas satisfaisante et pouvait même être humiliante.
Je partage parallèlement l'analyse de Robert Badinder, Ancien président du
Conseil Constitutionnel et ancien garde des Sceaux, quant au caractère
universel du citoyen, qui ne saurait donc être divisé selon le sexe.
C'est pourquoi je considère qu'il est plus utile d'agir de manière
pragmatique, sans passer par une réforme de la Constitution qui obligerait
ensuite à inscrire la parité dans la loi. Il faut présenter des femmes en
nombre lors des prochaines élections municipales de manière à constituer un
creuset pour toutes les autres élections. Je m'y engage pour le département
du Gers.
Enfin, pour répondre directement à votre question, démissionner de mon
mandat n'avancerait pas à grand chose puisque ma démission entrainerait une
élection partielle. (Pour votre information, j'ai su démissionner de mon
mandat de parlementaire européen dès mon élection à l'Assemblée Nationale
en 1993, considérant qu'il était impossible de bien remplir les deux
mandats.)
Restant à votre disposition, et vous souhaitant de poursuivre votre action
avec succès au sein de votre association, je vous prie d'agréer, Cher
Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués.
Aymeri de Montesquiou
Sénateur du Gers (32)
Michèle Cotta et la désinformation dans son éditorial du 8 mars 1999 sur R.T.L. Les Faits : 7:45 sur R.T.L.: Michèle Cotta dans son éditorial indique que les femmes en politique n'ont jamais été citées dans des "affaires " sous entendant par là que contrairement aux hommes lorsqu'elles font de la politique les femmes sont des saintes et les hommes des gangsters..... |
Notre mise au point : En faisant un amalgame de cette sorte Mme Michèle Cotta essaye de faire prendre aux auditeurs des vessies pour des lanternes , peut être a elle été frappée d' amnésie en oubliant l' affaire de la commission européenne où une femme ancien premier Ministre à du démissionner de cette commission , et Michelle Cotta passa sous silence la femme de ménage d'une ministre femme dont l'ursaff réclamait quelques cotisations ... Tout ces faits datant de 1999 , circulez il n'y a rien a voir .... et surtout ne posez pas de questions Michèle Cotta désinforme . |
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