Par votre lettre du 9 mai dernier, vous avez bien voulu me faire part des propositions de votre association et vous avez souhaité connaître la position de notre Mouvement à leur propos. Je vous remercie de m'avoir ainsi sollicité.
Le Rassemblement Pour la République a inscrit dans son projet des propositions destinées à faciliter la vie quotidienne des parents. Ainsi a-t-il inscrit au rang de ses priorités la création, dans un cadre contractuel, d'un compte épargne-temps, qui permettrait au salarié de définir l'utilisation de son temps sur une longue période. Il s'agit là d'une mesure capitale qui améliorerait considérablement la vie des parents, a fortiori lorsqu'ils élèvent seuls un ou plusieurs enfants.
De façon générale, la nécessité d'adapter notre droit de la famille aux évolutions de la société
n'échappe pas à notre Mouvement qui mène, depuis plusieurs mois, une réflexion sur ce sujet.
Pour sa part, le Garde des Sceaux a clairement annoncé qu'il souhaitait moderniser notre droit, en simplifiant, par exemple, la procédure de divorce, grâce au développement de la procédure à l'amiable et à l'instauration d'une audience unique de conciliation.
Dans ce cadre, les droits des pères devraient, comme vous le soulignez, bénéficier d'une meilleure reconnaissance, car l'implication croissante des pères de famille dans l'éducation des enfants constituent, à n'en pas douter, une évolution très nette de notre société au cours de ces dernières années
Vous avez par ailleurs évoqué la question de l'égalité des sexes.
Sur ce point, il ne faut pas perdre de vue que la féminisation du monde du travail et le partage des tâches professionnelles procèdent d'un mouvement irrésistible de notre société qui s'accomplit toutefois lentement, de génération en génération. Aujourd'hui, par exemple, les femmes accèdent en aussi grand nombre que les hommes à l'enseignement supérieur, mais elles sont en revanche peu nombreuses à occuper des postes de responsabilité.
Cette situation peut poser un certain nombre de problèmes dans la vie politique, où les femmes élues sont peu présentes, alors que la logique de nos institutions exige une certaine représentativité des élus par rapport à leur électorat.
C'est la raison pour laquelle la majorité est attachée à faciliter l'accès des femmes à la vie
publique et aux mandats locaux ou nationaux.
Espérant avoir répondu à vos questions, je vous prie d'agréer, Monsieur le secrétaire Général,
l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Jean-François MANCEL